À Lomé, la coopération germano-togolaise dans le secteur maritime a connu une nouvelle illustration le 12 mai 2026, à l’occasion de la visite officielle de la vice-ministre allemande des Affaires étrangères, Serap Güler, sur les installations du Port autonome de Lomé. Accueillie par le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, la délégation allemande a pris connaissance des orientations stratégiques portées par les plus hautes autorités togolaises.
Dans sa présentation, le ministre a exposé la vision impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à hisser le port de Lomé au rang de plateforme de classe mondiale. Cette ambition repose notamment sur la modernisation continue des infrastructures, la digitalisation des services, le renforcement de la résilience opérationnelle et l’intégration des impératifs de transition écologique. Dans cette perspective, l’expertise allemande est identifiée comme un levier stratégique de premier plan.

Les échanges ont également permis d’aborder les enjeux sécuritaires dans le golfe de Guinée. Les autorités togolaises ont ainsi exprimé leur souhait de voir l’Allemagne renforcer son appui dans la lutte contre la piraterie maritime et les trafics illicites, ainsi que dans la promotion d’une gestion durable de l’économie bleue, en cohérence avec la Charte de Lomé.
Infrastructure stratégique pour le Togo et la sous-région, le port de Lomé constitue le seul port naturel en eau profonde de la côte ouest-africaine. Il dessert un vaste hinterland, incluant notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger, et s’impose comme un hub logistique majeur, doté de terminaux spécialisés couvrant l’ensemble des segments du trafic maritime.
Conçu avec l’appui de partenaires allemands et inauguré en 1968, cet ouvrage incarne la profondeur des relations entre Lomé et Berlin. Pour les autorités togolaises, cette coopération demeure un socle solide pour accompagner les ambitions futures du pays en matière de développement maritime et logistique.